Statut actuel
Association reconnue officiellement en 1995, réactivée en 2026. Sa mise en conformité avec l’ordonnance no 023/PR/2018 (régime des associations) n’est pas confirmée à ce jour — voir le détail sur Démarches.
Nous avons cherché non pas qui dit travailler au Tchad, mais qui intervient dans notre province avec une trace datée. Onze entrées, une vingtaine de structures, aucune basée à Bédjondo — et un modèle déjà installé dans le Mandoul qu’il suffit de demander une quatrième fois.
Association reconnue officiellement en 1995, réactivée en 2026. Sa mise en conformité avec l’ordonnance no 023/PR/2018 (régime des associations) n’est pas confirmée à ce jour — voir le détail sur Démarches.
ADEB LONODJI compte migrer vers le statut d’organisation non gouvernementale, sous le décret no 1917/PR/MEPD/2018 portant statut des ONG en République du Tchad, auprès de la Direction générale des ONG de développement (DGONGD) — une conversion qui s’accompagnera d’un changement de nom, vers ODEB (Organisation de Développement et d’Entraide des Bedjond). Aucun dossier n’est, à notre connaissance, déposé — voir Vers le statut d’ONG.
Récépissé, statuts et procès-verbal d’assemblée ne sont pas encore publiés en ligne. Voir nos documents et nos mentions légales.
Une association qui rédige des dossiers finit toujours par se poser la même question : à qui les adresser. Nous avons donc cherché, non pas la liste des organisations qui disent travailler au Tchad, mais celle des acteurs dont une intervention dans le Mandoul est documentée et datable. C’est une différence importante : un siège à N’Djamena ne fait pas une présence à Bédjondo, et un partenaire mal choisi coûte des mois.
Trois règles ont guidé ce recensement. Nous ne retenons un acteur que si une intervention dans notre province est attestée par une source datée. Nous indiquons le bailleur quand il est public, et nous écrivons « non publié » quand il ne l’est pas plutôt que de deviner. Et nous signalons ce qui est clos aussi clairement que ce qui est en cours, parce qu’un programme terminé laisse des équipes, des méthodes et des relations, mais plus de budget.
Une précision d’honnêteté : cette cartographie est établie à l’échelle de la province du Mandoul, pas du seul Mandoul Occidental. Presque tous ces acteurs ont leur base à Koumra, à Sarh ou à Moïssala. Nous n’avons trouvé aucune organisation dont le bureau soit à Bédjondo. C’est en soi un résultat, et c’est aussi notre premier argument : nous sommes le seul relais organisé que ces acteurs peuvent trouver ici.
| Acteur | Secteur d’intervention | Bailleur identifié |
|---|---|---|
| BASE | Santé de la mère et du nouveau-né | Agence française de développement, projet PASFASS (2e phase) |
| CARE & Groupe URD | Santé sexuelle et reproductive, violences basées sur le genre | Agence française de développement, projet PASFASS |
| ABAMUS – SECADEV | Mobilité rurale, transformation des produits, autonomisation des femmes | Non publié pour le PMCR ; non publié pour SWEDD+ |
| RAPS-Développement | Résilience rurale, ressources naturelles, conflits agropastoraux | Non publié |
| Enfants du Monde & Essor | Formation professionnelle et employabilité des jeunes | Agence française de développement |
| ANADER, ITRAD, CNCPRT, CORAF | Conseil agricole, technologies, villages climato-intelligents | Banque mondiale, projet ProPAD |
| ARED | Protection de l’enfance, travail des enfants | Non publié |
| ADES | Violences basées sur le genre, désenclavement rural | Non publié |
| BELACD Caritas de Sarh | Développement rural, services de base, insertion des jeunes | Union européenne, coopération suisse, Agence française de développement (DIZA Sud, 2018–2023) |
| UNICEF | Santé communautaire, enfance | Ressources propres et bailleurs multiples |
| Coopération suisse | Éducation de base, formation professionnelle, gouvernance locale | Confédération suisse |
Onze entrées, dont plusieurs consortiums : en comptant les organisations une à une, une vingtaine de structures interviennent ou sont intervenues dans le Mandoul. Aucune n’est basée à Bédjondo.
Bureau d’appui santé et environnement — nationale, bureau à Koumra · nos dossiers : Santé
Formation des prestataires aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence et à la consultation prénatale, avec la délégation sanitaire du Mandoul et le Centre hospitalier baptiste de Koumra. Session tenue en septembre 2026. Le projet PASFASS cible explicitement le Mandoul et le Logone Oriental : c’est, de tous les programmes que nous avons examinés, celui où notre province est le mieux servie.
Internationales · nos dossiers : Santé, Femmes, Protection sociale & inclusion
Co-opérateurs du projet PASFASS avec BASE. La première phase a couru de mars 2019 à décembre 2023 sur les provinces du Mandoul et du Logone Oriental : promotion de la demande en soins de santé reproductive, maternelle et infantile, sensibilisation aux violences basées sur le genre, amélioration de l’accès à des soins de qualité, et un volet de recherche sur les obstacles à l’accès. Le Groupe URD a tenu ce volet évaluatif : c’est auprès de lui que se trouvent les enseignements de terrain les plus proches de nous.
Consortium national · nos dossiers : Routes, Agriculture, Femmes
Deux projets dans notre province. Le PMCR, projet de mobilité et de collectivité rurale, lancé le 5 juillet 2024 à Sarh pour le Mandoul et le Moyen-Chari, avec un volet d’appui aux femmes transformatrices de beurre de karité et d’huile d’arachide. Le SWEDD+, lancé à Koumra, qui forme 86 jeunes femmes et filles à l’électricité bâtiment, à la couture et à la coiffure avec remise de kits d’installation, sur l’ensemble des départements du Mandoul.
Réseau local, siège dans le Mandoul · nos dossiers : Paix, Agriculture, Élevage
Membre du consortium du projet PARCOURS avec COOPI et ACCORD/Tchad, lancé le 15 mai 2026 à Sarh : renforcement des producteurs en agriculture, élevage et gestion des ressources naturelles, et prévention des conflits agropastoraux. C’est l’acteur dont le mandat recouvre le plus exactement notre dossier agriculteurs–éleveurs.
Internationales, ancrage à Koumra · nos dossiers : Formation professionnelle
Projet de renforcement des compétences professionnelles sur le corridor N’Djaména–Douala, quatre ans, lancé le 10 juin 2026 dans le Mandoul : agriculture, artisanat, transformation des produits locaux et agroalimentaire. C’est le projet le plus directement utile à notre dossier de centre de formation.
Agences et instituts publics, réseau régional · nos dossiers : Agriculture, Eau, Énergie
Le ProPAD a créé trois villages climato-intelligents au Tchad, dont Bédogo 2, dans le Mandoul — forages solaires et périmètres clos de plusieurs hectares. Une étude de base communautaire a été publiée pour ce site avec l’appui de l’Alliance Bioversity International–CIAT.
Nationale, présente à Koumra · nos dossiers : Protection sociale & inclusion
Projet « Briser les chaînes de l’exploitation du travail des enfants dans la province du Mandoul », avec un centre d’accueil et un comité de suivi de la loi sur la traite. Rencontre de bilan tenue à Koumra le 18 novembre 2025.
Nationale · nos dossiers : Protection sociale & inclusion, Routes
Agence de développement économique et social. Intervenue au lycée moderne de Moïssala sur les violences basées sur le genre, dans le cadre d’un projet de mobilité et de collectivités rurales visant à désenclaver, à faciliter l’écoulement des produits agricoles et à améliorer l’accès aux services sociaux de base.
Bureau diocésain, Sarh · nos dossiers : Transversal
Le bureau d’études et de liaison d’action caritative et de développement du diocèse de Sarh était membre du consortium DIZA Sud avec Caritas Suisse (chef de file), Solidarité International, Swisscontact, l’IHDL et PARCEC. C’est l’opérateur local le plus ancien et le mieux implanté de notre zone ; le programme DIZA Sud, lui, est clos.
Agence des Nations unies · nos dossiers : Santé
Appuie la formation des équipes cadres de santé du Mandoul avec la délégation sanitaire provinciale.
Coopération bilatérale · nos dossiers : Éducation, Formation, Décentralisation
Présente de longue date dans le Mandoul ; nous lui consacrons un article distinct.
De toute cette recherche, un résultat se détache. Le projet de renforcement de la productivité agricole financé par la Banque mondiale a créé trois villages climato-intelligents au Tchad : Maibessé dans le Moyen-Chari, Amsinéné dans le Salamat, et Bédogo 2 dans le Mandoul. Le dispositif inauguré à Amsinéné en décembre 2023 comportait des forages solaires entourés de périmètres clos de plusieurs hectares destinés aux cultures, avec diffusion de technologies améliorées et de services climatiques. Pour Bédogo 2, une étude de base communautaire a été publiée avec l’appui technique de l’Alliance Bioversity International–CIAT auprès du CORAF.
Pourquoi cela change quelque chose pour nous : nous n’avons plus à inventer un modèle, ni à convaincre qui que ce soit qu’il est adapté au Mandoul. Il a été conçu pour le Mandoul, il y a été installé, il est documenté et il a des évaluateurs. Notre demande devient donc précise et facile à instruire : un quatrième site dans le Mandoul Occidental, à Bédjondo. Et ce modèle relie d’un coup trois de nos dossiers, puisqu’un forage solaire est à la fois de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture — exactement la réponse technique au problème que vous nous avez signalé, un réseau d’eau à l’arrêt faute de carburant.
Que le Mandoul Occidental accueille le quatrième village climato-intelligent du dispositif national, à Bédjondo ou dans l’un de ses cantons, avec le même contenu qu’à Bédogo 2 et à Amsinéné : forage solaire, périmètre clos, conseil agricole et services climatiques. Nous nous engageons à fournir le foncier, le comité de gestion et le suivi villageois.
Organisations, autorités et bailleurs : utilisez le bouton « Nous mettre en relation » ci-dessus, le formulaire de contact (objet « Partenariat, presse ou recherche ») ou WhatsApp au +235 66 29 94 03. Une adresse électronique dédiée sera publiée ici dès que le nom de domaine de l’association sera enregistré.
Nos huit dossiers de plaidoyer n’ont pas tous le même interlocuteur naturel. Voici, dossier par dossier, l’acteur que nous approchons en premier et sous quelle forme. Nous ne demandons jamais un financement en premier contact : nous demandons un avis technique sur un dossier déjà écrit, ce qui est plus facile à accorder et plus utile à recevoir.
| Notre dossier | Acteur à approcher | Forme de la première demande |
|---|---|---|
| Formation professionnelle | Enfants du Monde et Essor (corridor N’Djamena–Douala, AFD) | Demander l’inscription de Bédjondo comme site de déploiement du projet, en joignant notre dossier et la mention de Bédjondo au registre national des centres de formation. |
| Agriculture et sécurité alimentaire | ANADER, ITRAD, CORAF, CNCPRT (ProPAD) | Demander un quatrième village climato-intelligent dans le Mandoul Occidental, sur le modèle de Bédogo 2. |
| Agriculteurs et éleveurs | RAPS-Développement, COOPI, ACCORD/Tchad (PARCOURS) | Demander l’extension du volet de prévention des conflits agropastoraux à nos cantons, et l’appui à un comité mixte local. |
| Eau potable | ANADER et ProPAD pour le solaire ; la commune pour le réseau existant | Demander la solarisation du pompage existant plutôt qu’un nouvel ouvrage, et l’extension du réseau au-delà du village actuellement desservi. |
| Santé | BASE, CARE et le Groupe URD (projet PASFASS de l’AFD), et l’UNICEF | Demander l’inclusion des prestataires du district de Bédjondo dans les prochaines sessions de formation aux soins obstétricaux d’urgence. |
| Protection sociale et inclusion | ARED pour l’enfance ; ABAMUS – SECADEV pour le SWEDD+ | Demander une antenne ou une permanence à Bédjondo, et des places réservées à nos jeunes femmes dans la prochaine cohorte SWEDD+. |
| Routes, ponts et voirie | ABAMUS – SECADEV et ADES (mobilité et collectivités rurales) | Demander l’inscription de nos pistes de cantons au programme, la voirie urbaine relevant d’abord de la commune. |
| Électricité et connectivité | Aucun acteur identifié dans la province | Ces deux dossiers restent adressés aux programmes nationaux. C’est notre angle mort, et il est franc. |
1. Jamais de demande sans dossier. Nous n’écrivons à personne sans joindre un dossier daté, sourcé et signé. Une association qui sollicite sans document se fait classer comme demandeuse ; une association qui envoie une note technique se fait classer comme interlocuteur.
2. La commune et les services de l’État d’abord. Une organisation ne travaillera pas chez nous contre l’avis de la mairie, de la délégation sanitaire ou de l’inspection. Nous obtenons l’accord local avant de solliciter l’extérieur, et nous le joignons.
3. Nous ne doublons pas ce qui existe. Si un acteur intervient déjà sur un sujet, nous proposons de porter son dispositif à Bédjondo, pas d’en créer un concurrent. C’est moins flatteur et beaucoup plus efficace.
4. Aucune exclusivité. Nous ne signons avec personne un accord qui nous interdirait de travailler avec un autre. Une association de village qui devient le bras d’un seul opérateur perd sa raison d’être le jour où le projet s’achève.
5. Nous refusons ce que nous ne pouvons pas entretenir. Un équipement sans pièce de rechange, sans technicien formé et sans ligne de fonctionnement devient une ruine en deux saisons. Nous préférons refuser une dotation que de l’accepter sans son entretien.
6. Tout est écrit et publié. Chaque contact, chaque réponse, chaque refus est consigné et rendu accessible selon les engagements de notre page Redevabilité. Un partenaire sait ainsi à l’avance que ce qu’il nous accorde sera dit publiquement — et ce qu’il nous refuse aussi, sans commentaire.
Nous ne connaissons pas le budget ni la durée de la plupart de ces projets : les communiqués annoncent les lancements et taisent les montants. Nous ne savons pas lesquels couvrent effectivement le Mandoul Occidental et non seulement Koumra, Sarh et Moïssala, ni lesquels ont déjà travaillé dans un canton de Bédjondo. Nous ne disposons ni de la liste officielle des organisations agréées dans la province, ni des noms et coordonnées de leurs responsables provinciaux, ni du calendrier de leurs appels à propositions. Nous ignorons si un cadre de concertation des acteurs existe au niveau provincial ; s’il existe, nous demandons à y siéger.
Nous ne savons pas non plus quelles associations locales de Bédjondo travaillent déjà avec l’un de ces acteurs. C’est la question que nous posons en premier, et la réponse changera cette page.
Enfin, un constat à ne pas embellir : sur nos huit dossiers, deux — l’électricité et la connectivité — n’ont aucun interlocuteur identifié dans la province. Ils dépendent entièrement de programmes nationaux, et c’est notre point faible.
Sources : Alwihda Info, 13 septembre 2026 (ONG BASE, formation aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence au Mandoul, financement AFD via le programme PASFASS (2e phase), Centre hospitalier baptiste de Koumra) et articles connexes sur la consultation prénatale et l’appui de l’UNICEF aux équipes de santé du Mandoul ; ONG ABAMUS, communiqué du 11 juillet 2024 (lancement du projet PMCR le 5 juillet 2024 à Sarh pour le Mandoul et le Moyen-Chari, consortium ABAMUS – SECADEV, volet karité et huile d’arachide) ; Dari Infos (lancement du projet SWEDD+ à Koumra, consortium ABAMUS – SECADEV, 86 jeunes femmes et filles formées à l’électricité bâtiment, à la couture et à la coiffure, avec kits d’installation) ; Alwihda Info, 15 mai 2026 (lancement du projet PARCOURS à Sarh, consortium COOPI, ACCORD/Tchad et RAPS-Développement, résilience et prévention des conflits agropastoraux) ; Alwihda Info, 10 juin 2026 (projet de renforcement des compétences professionnelles sur le corridor N’Djamena–Douala, copilotage Enfants du Monde et Essor, financement AFD, quatre ans, Mandoul) ; CORAF, 16 décembre 2023 (inauguration du village climato-intelligent d’Amsinéné ; trois sites au Tchad : Maibessé au Moyen-Chari, Bédogo 2 au Mandoul, Amsinéné au Salamat ; forages solaires et périmètres clos ; partenaires Banque mondiale, CORAF, ITRAD, CNCPRT et ANADER) ; Alliance Bioversity International–CIAT, étude de base communautaire pour la mise en place du village intelligent face au climat de Bédogo 2, province du Mandoul, projet ProPAD ; Tchadinfos, 19 décembre 2025 (ARED, projet « Briser les chaînes de l’exploitation du travail des enfants dans la province du Mandoul », rencontre du 18 novembre 2025 à Koumra) ; Tchadinfos (ONG ADES au lycée moderne de Moïssala, projet de mobilité et collectivités rurales) ; Groupe URD, fiche du projet PASFASS (Agence française de développement ; première phase de mars 2019 à décembre 2023 ; provinces du Mandoul et du Logone Oriental ; opérateurs CARE, Bureau d’appui santé et environnement et Groupe URD) et Agence française de développement, communiqué du 26 juin 2023 (PASST3, onze millions d’euros, quatre ans, N’Djamena, Logone Occidental et Ouaddaï) ; Swisscontact, fiche projet DIZA Sud (2018–2023, financements Union européenne, coopération suisse et AFD ; consortium Caritas Suisse, Solidarité International, Swisscontact, IHDL, PARCEC et BELACD Caritas de Sarh) ; Banque mondiale, communiqué du 25 avril 2024 (projet ProAGRI, 150 millions de dollars, chaînes de valeur dont sésame et arachide). Pour mémoire, le projet PACRAS d’alternatives aux camps lancé en février 2026 par le HCR avec financement de l’Union européenne couvre le Logone Oriental et non le Mandoul. Ce dossier relève de l’ensemble de nos thématiques ; voir aussi Décentralisation et Redevabilité.
Nos dossiers, nos enquêtes et nos plaidoyers sont à votre disposition : parlons-en.